22 février 2018

BESOIN SPÉCIFIQUE

Les «troubles d’apprentissage» sont généralement associés aux «dys». Ce préfixe signifie en grec : c’est difficile. En médecine : dysfonctionnement, difficulté à acquérir une fonction. Actuellement, les troubles «dys» sont compris dans l’ensemble des troubles neuro-développementaux. Ces derniers sont un groupe de conditions apparaissant lors de la période de développement de la personne. Ils se manifestent généralement lors de la petite enfance et avant l’entrée à l’école. Ils se caractérisent par un retard de développement qui affecte le fonctionnement de la personne tant sur le plan personnel, social, académique et professionnel. Ils ne sont pas consécutifs à une déficience mentale, ni à une déficience sensorielle, ni à un traumatisme psychologique, ils ne sont pas non plus liés au milieu socio-culturel.

 

DYSCALCULIE
Troubles de l’acquisition des apprentissages numériques
Les enfants qui souffrent de ce trouble ont du mal à traiter les nombres (reconnaitre et produire les chiffres, passer de l’oral à l’écrit…), à mémoriser les tables (addition, soustraction, multiplication et division), à calculer (difficultés à effectuer de simples opérations qu’ils peuvent confondre les unes avec les autres) et à comprendre ce qu’est un nombre (comprendre le lien entre le symbole et la quantité).
Cette incapacité de l’enfant à estimer les quantités, donner du sens aux nombres… risque d’entraîner un échec dans toutes les activités numériques. Il les manipule « au hasard », ne pouvant comprendre ce que l’on attend de lui.
Prévalence : entre 3 et 7% selon les études.

 

DYSLEXIE
Troubles de l’acquisition du langage écrit
La dyslexie est un trouble spécifique d’apprentissage de la lecture et se définit comme étant la difficulté d’assembler les lettres pour en former des mots puis des phrases comprises.
Selon l’intensité des troubles, on parlera de dyslexie légère, moyenne ou sévère.
Prévalence : entre 5 et 8% selon les études. Il concerne autant les filles que les garçons.

 

DYSORTOGRAPHIE
Troubles de l’acquisition de l’expression écrite
La dysorthographie recouvre les troubles spécifiques et durables de l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe. Elle est majoritairement secondaire à une dyslexie. Les erreurs recensées sont liées à un manque de maîtrise du système de correspondance phonème/graphème (voie d’assemblage) et/ou des règles d’orthographe d’usage (voie d’adressage) et/ou de l’orthographe grammaticale.
Prévalence : difficile à estimer, la dysorthographie est presque exclusivement étudiée en lien avec la dyslexie. La prévalence la plus probable est celle de la dyslexie (3 à 10%)

 

DYSPHASIE
Troubles du développement du
langage oral
La dysphasie peut être plus ou moins sévère et se présenter sous des formes diverses : parole déformée, mots isolés, style télégraphique, structures de phrases inadaptées, manque du mot, difficultés à construire et à organiser son discours, troubles de la compréhension. Plusieurs classifications de la dysphasie ont été réalisées, bien que chaque enfant dysphasique présente son profil particulier. Selon l’importance du trouble, les difficultés peuvent se trouver au niveau de la programmation phonologique (production des sons), lexicale (acquisition et utilisation du vocabulaire), syntaxique (construction de phrases) ou de la compréhension. Peut être confondue avec une dyspraxie verbale.
Prévalence : 2% des enfants d’âge scolaire.

 

DYSPRAXIE
Troubles de l’automatisation de
la coordination
La dyspraxie est une altération de la capacité de planifier et d’exécuter un ensemble de mouvements coordonnés vers un but. Puisque que l’action n’est pas automatisée, l’enfant reste en phase « d’apprentissage », et nécessite une attention constante. Il sait ce qu’il faut faire mais pas comment le faire. Les répercussions sont en général sévères dans la vie quotidienne (habillage, repas…). Il s’agit d’un enfant très maladroit, lent, contrastant avec de bonnes compétences langagières.
La dyspraxie entraîne presque systématiquement une dysgraphie : trouble de l’acquisition et de l’automatisation de l’écriture manuscrite. Elle peut également entraîner une dyscalculie spatiale : difficultés d’alignement des chiffres lors des opérations posées.
Prévalence : entre 1 et 5% selon les études avec un sex-ratio très défavorable aux garçons, 2 à 5 fois plus atteints selon les étude

 

DYSGRAPHIE
Troubles de l’acquisition de
la transcription
La dysgraphie est un trouble persistant du geste graphique retentissant de manière importante sur l’aspect formel de l’écriture. La dysgraphie retentit sur la forme des lettres, leurs liaisons, leur tracé et/ou la mise en page.
Prévalence : entre 5 et 8% selon les études.

 

TDA/H
Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
C’est un problème neurologique qui apparaît durant l’enfance. Ce trouble est lié à des anomalies de développement et de fonctionnement du cerveau. Dans la majorité des cas, il y a une composante héréditaire. Le TDAH n’est pas causé par des besoins affectifs non comblés ou par des problèmes psychosociaux, même s’il peut être exacerbé par ces facteurs. Les personnes souffrant d’un TDAH ont des difficultés d’attention et/ou d’impulsivité et d’hyperactivité qui affectent différentes sphères de leur vie (sociale, scolaire et professionnelle).
Prévalence entre 5 et 9 %.