28 mai 2018

Quels sont les points communs entre ces troubles ? Comment les repérer ? Vers qui les rediriger ?

Trop souvent, quel que soit le trouble, l’enfant fourni une quantité d’effort inversement proportionnel aux résultats qu’il obtient. Cela peut dégrader la perception qu’il a de lui-même et entrainer une perte de confiance en soi. Cette atteinte du développement de soi peut engendrer diverses conséquences et notamment au niveau comportemental.

Un enfant difficile, trop discret, lunatique, ou autre, peut en réalité cacher un enfant en difficulté. C’est grâce à l’observation fine de l’élève que l’enseignant pourra déceler les signes d’appels, qu’il pourra tenter de comprendre.

En cas de doute, il est important de pouvoir orienter la famille vers des professionnels afin de poser un diagnostic précis. Mieux comprendre le besoin spécifique de l’enfant permettra de trouver plus facilement des aménagements à réaliser en classe.

Dyscalculie
Difficulté à compter et à dénombrer sans utiliser les doigts, à lire et à écrire des nombres fréquemment utilisés, à comprendre les nombres et leur quantité (supérieur, inférieur…), à effectuer des opérations arithmétiques (addition, soustraction…), à faire des calculs mentaux, à mémoriser les tables de la multiplication, à comprendre les termes de base ainsi que les symboles en mathématiques (somme, différence,..), à résoudre des exercices de raisonnement et de problèmes, à se repérer et s’orienter dans l’espace,…
> Diriger vers logopède.

Dyslexie
Retard de langage oral, lecture lente, laborieuse, confusions de sons, inversions, omissions, accès au sens compromis, non automatisation de la lecture après 6 mois d’apprentissage, discordance entre les capacités de réflexion de l’enfant et ce qu’il exprime à l’écrit,..
> Diriger vers logopède.

Dysorthographie
Faiblesse en métacognition : enfant de 1e primaire qui ne sait pas expliquer ce qu’est un mot, écriture phonétique alors que l’orthographe d’usage et grammaticale devraient commencer à se développer, orthographe phonétique elle-même ponctuée d’erreurs, mauvaise segmentation des mots, traces orthographiques instables : un même mot écrit de plusieurs manières différentes, écriture spontanée réduite.
> Diriger vers logopède.

Dysphasie
Difficulté à comprendre des phrases longues, complexes, déformation des mots (au niveau de l’articulation ou des syllabes), vocabulaire réduit ou imprécis, mauvaise construction des phrases (emploi de phrases courtes, tournures enfantines ou mal construites…), mauvaise organisation du discours pour raconter un événement,…
> Diriger vers l’ORL puis vers logopède dès la maternelle.

Dyspraxie/dysgraphie
Lenteur importante, écriture peu soignée, illisible, cahiers et devoirs sales, début souvent meilleur que la fin, ne sait pas se dépêcher, grosses difficultés en calcul (manipulation KO), relations moins bonnes avec les autres enfants, épuisant en classe (parle, fait le clown,…), maladresse en motricité globale et fine (répercussions au niveau des repas, de l’habillage…), difficultés dans les activités de coordination (vélo sans roulette, laçage…), désintérêt pour les jeux de construction, préférence pour les jeux symboliques, imaginaire riche dans le langage, retard graphique (dessin pauvre, peu ou mal structuré),…
> Diriger vers ergothérapeute ou psychomotricien ou neurpsychologue.

Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité
Inattention (souvent non remarquée), difficulté à rester sur une activité même en interaction intense avec une personne, distractibilité par les moindres bruits ou mouvements, difficulté à suivre la dynamique d’un groupe, surtout dans un cadre bruyant ou animé, difficulté à retenir les consignes, à apprendre les règles les plus simples malgré une bonne volonté, hyperactivité, impulsivité (rarement ignorée), précipitation de la parole, des gestes,…
> Diriger vers neuropsychologue.