28 mai 2018

PROJET D’ÉCOLE INCLUSIVE

Selon les études, environ 5 à 10% des enfants d’âge scolaire présentent des troubles des apprentissages (dyspraxie, dysgraphie, dyslexie, dysorthographie, dysphasie, déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, syndrome dysexécutif, dyscalculie, haut potentiel intellectuel), soit au moins un enfant par classe.

Les troubles des apprentissages sont de nature neurodéveloppementale (tout comme les troubles du spectre de l’autisme par exemple) dont l’origine n’est pas clairement connue. L’enfant n’y peut rien, ce n’est pas de la mauvaise volonté de sa part. Ce n’est pas non plus d’origine psychologique. Certains troubles des apprentissages sont d’ailleurs reconnus comme étant des formes de handicap à part entière.

Ce sont des troubles encore peu connus, dont la prévalence est souvent sous-estimée, tout comme la gravité des conséquences sur le développement affectif et global de l’enfant. Certains professionnels (médicaux et professeurs) sont parfois dans la dénégation de l’existence même de ces troubles. Certains d’entre eux pensent à un « effet de mode ».

Or, ces enfants qui présentent ces troubles « dys », ont besoin d’aménagements pédagogiques particuliers, afin qu’ils puissent avoir une scolarité la plus « normale » possible, et ce malgré leurs difficultés. Il faut leur « faciliter la tâche » en leur proposant des aides.

Les différents professionnels qui accompagnent ces enfants (psychologues, logopèdes, ergothérapeutes, psychomotriciens, neuropédiatres, pédopsychiatres ou kinésithérapeutes) proposent souvent des aménagements visant à compenser le handicap. Ce sont comme des béquilles.

Un enfant dyslexique lira plus facilement si la taille du texte est augmentée par exemple, si les couleurs et la police d’écriture sont adaptées. Un enfant dyspraxique écrira avec une meilleure posture sur un pupitre incliné. Un enfant TDAH gênera moins la classe s’il s’assoit sur un coussin ergonomique, si on l’autorise à malaxer une balle antistress ou si on l’autorise à faire des pauses et à travailler debout.

Le manque de moyens des écoles pour aider les enfants « dys », les parents dépassés avec l’impression de « se battre contre des moulins à vent », et au milieu de tout cela l’enfant qui reste en souffrance et qui est placé en situation d’échec tous les jours, nous ont décidés à monter ce projet d’école inclusive pour enfants à besoins particuliers.